Billets d’humeur


Construire l’avenir avec les jeunes générations


Etudiante

Les négociations conventionnelles qui régissent les rapports entre les médecins libéraux et les caisses d’Assurance Maladie vont bon train. De séances plénières en réunions bilatérales, ces textes fondamentaux – qui assurent à la fois la solvabilité et l’accès de tous les patients au système de soins – sont en cours d’élaboration. Ils doivent aller vers l’efficience du système avec une médecine libérale en mutation et en grande difficulté.

Publié le 20 mai 2016

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Liberté d’installation : faut-il la réguler ?


 

Village en NormandieLa liberté d’installation des Médecins fait l’objet d’un débat récurrent, presque un marronnier, dans le monde de la santé. Les politiques s’en émeuvent, décrivent des déserts médicaux là où ce sont des déserts tout court. Tel sénateur ou tel député propose régulièrement d’y mettre fin en obligeant les jeunes médecins à s’installer dans les zones géographiques considérées comme fragiles.

Publié le 1er juillet 2016

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Réseaux de soins : pourquoi tant d’opposition ?


Pression psychologiqueLe principe d’un réseau est de conférer des avantages à ses membres. En santé, cette règle s’applique largement et les assureurs complémentaires, en particulier les mutuelles, ont mis en place des réseaux de soins autorisés par la loi Leroux, loi à laquelle pourtant les médecins se sont tant opposés. En effet, ces réseaux de soins orientent très préférentiellement les patients vers une prise en charge auprès de professionnels de santé choisis et triés par le payeur, selon des critères qui n’ont rien à voir avec la qualité mais avec le prix.

Publié le 13 avril 2016

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Cabines connectées… déconnectées


Télémédecine - Consult Station

Les cabines connectées commencent à s’implanter dans notre pays. Présentées comme la solution miracle à la soi-disant désertification médicale, celles-ci permettent aux patients de contrôler quelques paramètres simples tels que le poids, la tension artérielle, la fréquence cardiaque, la température et le taux d’oxygène dans le sang.

                                                                                               Publié le 24 mars 2016

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Le sens de la Convention


Négociations conventionnellesCe mercredi 24 février s’ouvrent les négociations conventionnelles, traditionnel rendez-vous quinquennal. La Convention régit les rapports entre l’Assurance-maladie et les médecins, mais surtout permet à notre système solidaire français de jouer pleinement son rôle puisque la Convention prévoit les mécanismes de prise en charge des patients par le biais des tarifs conventionnés négociés.

Publié le jeudi 25 février 2016

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Conseil de l’Ordre : à chacun sa mission


CNOMLe Conseil de l’Ordre des Médecins (CNOM) vient de réaliser une consultation nationale à grand renfort de moyens financiers ; celle-ci intervient après deux congrès dont le coût d’organisation laisse certainement rêveur. Voilà qui est bien facile lorsque la cotisation est obligatoire et décidée par la seule instance ordinale ! Ceux qui contestent son augmentation n’ont certainement pas tort de s’interroger.

Publié le lundi 22 février 2016 Poursuivre la lecture de « Conseil de l’Ordre : à chacun sa mission »

Assistant médico-technique : un indispensable nouveau métier


 

secretaire medicale

Tous les Français le savent : accéder à un médecin devient aujourd’hui difficile dans certaines zones géographiques ou spécialités médicales. Des dizaines de milliers de patients n’ont plus de médecin traitant, le leur étant parti à la retraite ou ayant quitté l’exercice libéral, sans trouver de successeur. Des dizaines de milliers de patients dénoncent des délais d’attente très longs pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, délais incompatibles avec une bonne qualité de prise en charge. Pourtant, notre système de santé était encore, il y a peu, reconnu comme le meilleur au monde, et les médecins français n’ont jamais été aussi nombreux… Mais l’exercice médical a évolué, et les aspirations des professionnels ont également profondément changé.

Publié le 10 juillet 2018


Comment alors un médecin traitant, la plupart du temps médecin généraliste, pourra-t-il dans les années à venir prendre en charge davantage de patients dans sa patientèle habituelle ? On parle de 20 à 30 % de patients supplémentaires, vu les projections démographiques à court terme ! Or, les journées ne sont pas extensibles, et elles sont malheureusement largement employées à des tâches pour lesquelles il n’est pas nécessaire de faire dix ans d’études après le bac. Seulement un tiers des médecins généralistes ont une secrétaire médicale dans leur cabinet de consultation. C’est à peine plus pour certaines spécialités médicales.

Est-il logique de laisser les médecins – professionnels de santé de grande compétence et reconnus comme experts dans notre système de soins – réaliser des tâches que d’autres pourraient faire ? Certainement pas : il faut recentrer le médecin sur son cœur de métier. Il faut faire gagner à chaque médecin du temps médical, du temps de soins pour mieux prendre en charge ces patients, et améliorer l’accès aux soins de nos concitoyens.

Pour cela, certains ont développé le travail aidé, depuis de très nombreuses années : les anesthésistes avec les infirmiers anesthésistes, les radiologues avec les manipulateurs radio, les biologistes avec les techniciens de laboratoire et, plus récemment, les ophtalmologistes avec les orthoptistes…

Dans les cabinets médicaux, il est aujourd’hui indispensable de créer un nouveau métier, celui d’assistant médico-technique. En effet, il n’est pas forcément nécessaire de faire trois ans d’études, comme une infirmière diplômée d’État, pour contribuer à la prise en charge d’un patient sur des tâches aussi simples que le contrôle du poids, de la taille ou la prise de tension avec un appareil automatique, sans parler des tâches administratives – telles que la frappe de courriers, de certificats, etc. – qui embolisent encore aujourd’hui largement les journées de travail des médecins dans les cabinets.

Ces assistants médico-techniques se chargeraient principalement du secrétariat, mais aussi de quelques éléments simples dans la prise en charge et le suivi d’un patient. Certains, en fonction des spécialités, contribueraient de façon plus spécifique à l’activité médicale en cabinet. Ils seraient toujours placés sous la responsabilité et la présence effective du médecin, comme les assistants dentaires dans les cabinets des chirurgiens-dentistes. Leur formation pourrait être dispensée pendant une année et le recrutement pourrait s’effectuer après le baccalauréat.

Voilà un levier pour améliorer la prise en charge des Français, aider largement les médecins dans leur exercice quotidien, et créer des milliers d’emplois dans un pays qui en manque tant.

Reste à convaincre les pouvoirs publics ; le ministère de la Santé semble suivre le dossier avec attention. Il faut maintenant concrétiser ce projet.

Dr Jean-Paul Ortiz

 

Retrouvez tous les billets du Dr Ortiz ci-dessous, dans les archives du blog.

La vaccination : à l’Etat d’être clair !


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vaccination

Le débat sur la vaccination est de nouveau ouvert : la Ministre annonce un grand plan pour la relancer. Au lieu de prendre ses responsabilités et en dépit du fait qu’elle soit en charge de la politique de santé publique, elle imagine un grand débat sur internet permettant à chaque Français de s’exprimer.

Publié le 14 janvier 2016

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Inventer l’exercice de demain


blogJPO_inventerlexercicededemainPatients plus informés, aspirations différentes des jeunes médecins par rapport à leurs aînés, développement d’une médecine de pointe et de plus en plus personnalisée, vieillissement de la population, etc. : en près de 50 ans, les conditions de l’exercice médical a connu de profondes mutations. Il nous appartient – à nous médecins – d’inventer l’exercice de demain, au risque que d’autres acteurs le fassent à notre place.

Publié le 28 décembre 2015

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