La vaccination : à l’Etat d’être clair !


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Le débat sur la vaccination est de nouveau ouvert : la Ministre annonce un grand plan pour la relancer. Au lieu de prendre ses responsabilités et en dépit du fait qu’elle soit en charge de la politique de santé publique, elle imagine un grand débat sur internet permettant à chaque Français de s’exprimer.

Publié le 14 janvier 2016

Voilà une bien bizarre proposition pour un débat scientifique complexe, où les plus grands experts ont du mal à dégager une position. Quand le gouvernement aura-t-il enfin le courage de défendre une position claire et invariable ?

La France, exception européenne, est un pays qui connaît un fort courant anti-vaccination. Il est vrai que les gouvernements successifs n’ont pas aidé à la clarté : après avoir fortement conseillé le vaccin contre l’hépatite virale, il le déconseille ; il organise une vaccination contre la grippe H1N1 dans des conditions déplorables, et il ne tranche jamais de façon claire et invariable. Dans le même temps, des experts s’affrontent sur un thème qui mériterait de la rigueur scientifique et non un débat d’idées.

D’autres pays viennent de payer chèrement l’absence de vaccination comme l’exemple dramatique qui vient de se dérouler en Catalogne : un enfant non-vacciné est décédé après une diphtérie gravissime. Dans les jours qui ont suivi l’installation de cette maladie gravissime, pendant l’hospitalisation de cet enfant, les parents ont lancé un appel pathétique afin que tous les enfants soient correctement vaccinés contre ces maladies que l’on peut éviter grâce à cette avancée majeure que constitue la vaccination.

Face au courant anti-vaccination qui sévit dans notre pays, il y a lieu de trancher de façon claire :

  • Les experts doivent déterminer, sur la base d’un consensus indiscutable, si la vaccination doit être obligatoire et pour quelles maladies, si elle est fortement recommandée ou si elle est conseillée ;
  • A partir de là, le pouvoir politique doit prendre ses responsabilités et ne pas varier dans sa position.

De grâce, des décisions claires, basées sur l’avis d’experts et non sur le référendum d’une pseudo-démocratie sanitaire qui n’a pas lieu d’être dans ce débat !